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3 décembre 2009
A la demande des
associations, le
Ministère a commencé
à s'intéresser à
ces enfants. Xavier
Darcos, alors Ministre
de l'Education
nationale, a édité
une circulaire le 7
octobre 2007 art. L
321-4, destinée aux
Recteurs et
Inspecteurs
d'Académie dans
laquelle il incitait
les responsables et
enseignants à prendre
en compte les
différences des
enfants aux besoins
particuliers et
notamment les enfants
intellectuellement
précoces.
Une
enquête a été
lancée pour savoir ce
qui était fait dans
les différentes
académies. Il y eu si
peu de réponses et
encore moins de
mesures prises que
l'enquête n'a pas
été publiée, ni
même communiquée aux
associations qui
souhaitaient en
prendre connaissance.
Pour
activer le processus,
Xavier Darcos a
initié une commission
ministérielle qui
pendant un an a
réfléchi sur la
façon de mettre en
oeuvre la circulaire.
La composition de la
commission a été
confiée au directeur de
la sous-direction des
écoles. A signaler
qu'au départ les
associations ont été
écartées de la
commission et ce n'est
qu'avec l'intervention
du Ministre qu'elles
ont fini par être
représentées.
La
commission vient de
rendre ses
conclusions. Vous trouverez
le texte sur ce site
à la rubrique
"Education".
Où
en sommes nous ?
Je
vous conseille de
commencer votre
lecture par la fin. Le
regard sur les enfants
"doués,
surdoués, précoces,
talentueux, à
haut potentiel,"
à l'étranger et les
mesures pédagogiques
en leur faveur vous
permettront de
comparer les systèmes
éducatifs étrangers
avec le système
français - En
limitant à l'Europe
l'étude, les Etats
Unis, le Canada et
Israël, qui sont le
plus en avance dans ce
domaine, ont été
écartés. Trop loin
des conceptions
françaises !
Longtemps
pour faire admettre la
précocité, on a
insisté sur la
souffrance des IP
quand ils étaient en
échec scolaire.
Va-t-on
s'occuper d'eux avant
qu'ils ne soient en
échec ?
Je
lis "Ceux-ci (les
IP) sont en général
bien accueillis, adaptés
à l'école et, pour
leur grande majorité,
en situation de réussite
scolaire. Il s'agit en
revanche d'apporter
l'aide et
l'accompagnement nécessaires
à la minorité qui,
parmi eux, est en
souffrance (ou est
susceptible de l'être)",
à ceux rencontrant
des difficultés. A
noter la timide
parenthèse, car lors
de la commission, nous
avions été plusieurs
à insister sur la
nécessité de ne pas
négliger les élèves
en réussite qui
réussiraient encore
mieux et
s'épanouiraient plus
si l'enseignement
était plus riche et
adapté à leur
potentiel .
Il
ressort de ces
conclusions que la
formation des
enseignants est
préconisée : c'est
une bonne chose
A
qui sera confiée
cette mission ? Depuis
20 ans des enseignants
ont pratiqué ces
classes et sur le
terrain, ils ont tant
appris : seront-ils
sollicités ?
Les
universitaires, les
psychologues dont on
apprécie les
compétences,
n'ont cependant pas eu
cette chance d'avoir
eu in situ une
formation sur le tas,
si pragmatique .
De
la bibliographie
recommandée, ont
été écartés tous
les livres simples qui
n'ont pas été
écrits par des
Enseignants Et même
les enseignants,
chercheurs ou
universitaires, si de
loin ou de près, ils
ont côtoyés les
associations seront
mis au ban. N'est-il
pas triste qu'un livre
comme "La
précocité
intellectuelle : de la
mythologie à la
génétique"
écrit pas une
quinzaine de
chercheurs,
d'universitaires et
d'enseignants n'ait
même pas été cités
! Le Pr Grubar qui a
tant fait pour faire
connaître le sommeil
paradoxal, est exclu.
On donnera entre
autres, à tous les
enseignants en
formation, un gros
document en anglais
dont je doute fort
qu'ils prennent
connaissance.
Peut-être
sera-t-il envisagé de
le traduire.
Enfin,
que dire des classes
pour enfants précoces
en collège?
La
circulaire de ce jour
indique :
- Un parcours
scolaire adapté :
- les possibilités
d'accélération du
cursus (une année
en primaire et une
année en collège)
et l'accompagnement
que nécessite cette
pratique ;
- les classes, établissements
et filières à
projet particulier
(classes ou sections
européennes,
bilingues,
sportives,
musicales, etc.) ;
- l'accompagnement
des charnières de
la scolarité (entrée
en collège et en
lycée) ;
- la construction
d'un projet
d'orientation spécifique.
Parmi les
excellentes
initiatives
ci-dessus , je lis
" les
classes, établissements
et filières à
projet particulier (classes
ou sections européennes,
bilingues,
sportives,
musicales, etc.")
Toutes les
classes oui, mais,
pas les
classes IP ?
à moins qu'elles ne
soient incluses
sous le terme
"etc..."
Et pourtant ces
classes sont une
telle réussite !
Prenez le temps de
lire "La classe
IP du Collège du
Cèdre au Vésinet"
qui fonctionne
depuis septembre
1990. (Rubrique
"Education") Tous les chefs
d'établissement qui
ont mis en place ces
structures pourront
vous le dire..
Longtemps,
il était de mauvais
goût de signaler que
notre enfant était précoce
comme s'il s'agissait
d'une incongruité.
Combien de sarcasmes
n’avons nous pas eu
à entendre !
En
avons nous fini avec
cette époque ? pas
partout, mais il y a
des progrès.
Maintenant, on en
parle. Même l'Education
nationale reconnaît
l'existence des
enfants précoces et
je l'en remercie
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L'absentéisme
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9 octobre 2009
Avant de payer un élève pour qu’il vienne en classe, il faudrait se poser la question de savoir pourquoi il ne veut plus venir. Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il se marginalise.
Il ne demanderait pas mieux que d’être un bon élève auquel le maître prodiguerait encouragements, admiration et sourires. Mais voilà, il ne réussit pas. Il est humilié de son échec. Il doit remettre un devoir mais il ne sait pas le faire. Alors, toute la semaine, il essaie. Il ne finit pas d’y penser. Chaque jour, il remet à plus tard sa réalisation et quand plus tard, il n’y arrive pas, il se présente à l’école avec des excuses de moins en moins crédibles. Il est puni de nouveau humilié. Pour le prochain devoir, il ne se présentera plus. C’est ainsi que commence l’absentéisme.
L’idée de payer une classe pour un projet est née dans les Lycées professionnels. Car c’est dans ces établissements qu’il y a le plus d’absentéisme et le plus d’abandons au fil des mois. Pourquoi ? parce que l’orientation dans les LP n’est pratiquement jamais choisie par l’élève, mais subie.
Alors le projet de la classe, qu’en ont-ils à faire ces élèves à qui on répète chaque matin à la radio ou à la télé que le chômage va en s’aggravant, que faute d’un diplôme de haut niveau qu’ils savent ne pas pouvoir obtenir, il n’y aura pas de travail pour eux !
Quant
à l’application de la mesure, alors là,
ce n'est pas évident. Si dans une classe de 25 élèves, 10 pratiquent l’absentéisme, pas de prime d’assiduité pour les 15 autres ?
Et si dans l’établissement de nombreuses classes peuvent prétendre au bonus, qui paiera ?
On commence en LP, mais les collèges revendiqueront bientôt leur obole au nom de l’égalité des chances. Avec le nombre de collèges en France, il va falloir créer des postes d’inspecteurs pour évaluer les projets et des postes de fonctionnaires pour gérer la manne.
Cette mesure ne suffira pas à
résoudre un problème qui a
pris une telle ampleur
Pour aimer l’école, il faut y réussir et s’y sentir bien.
On ne pourra pas faire l’économie d’une remise à plat du système
On ouvre la boîte de pandore. On aimerait bien que les initiatives marchent mais depuis la création du collège unique, on est bien obligé de constater que l’ascenseur social est en panne.
Sophie
Côte
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L'internat de l'excellence
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Créer
les conditions de la réussite
pour tous
Article paru dans le Figaro du
31 août 2009
A
l'occasion de cette
rentrée, saluons
cette initiative. Ce
dispositif va
permettre à des
enfants méritants
de réaliser un
parcours scolaire leur
ouvrant les portes de
situations en rapport
avec leur potentialité.
L'ascenseur républicain
qui ne fonctionnait
plus depuis des années
, va pouvoir se
remettre en marche et
gageons que, parmi les
enfants qui intégrerons
ces établissements,
les enfants
intellectuellement précoces
seront nombreux à bénéficier
de ces mesures.
Instaurer
des internats
d’excellence
Pour
des élèves en
situation de fragilité,
les internats
scolaires, qui offrent
un cadre structurant
et un accompagnement
éducatif renforcé,
peuvent constituer un
atout pour leur réussite
et leur intégration
sociale. Or,
aujourd’hui, seuls
680 écoliers et collégiens
en proie à des
difficultés
familiales ou
environnementales sont
accueillis dans les 28
internats labellisés
au titre du programme
de réussite éducative
du plan de cohésion
sociale.
Si en lycée le nombre
de places offertes
permet globalement de
répondre à la
demande, la situation
est très contrastée
au collège. Avec un
taux global
d’occupation de
seulement 57,6% en
province alors que les
zones à forte densité
urbaine ne sont pas ou
très peu équipées.
C’est notamment le
cas en Ile-de-France.
Une nouvelle impulsion
doit être donnée.
L'objectif
D’ici
la fin de l’année
2008, en
partenariat avec les
collectivités
locales, 700
places seront
offertes. Par
ailleurs, 4
000 places
labellisées « internat
pour réussir »
d’ici cinq ans (dont
2 500 d’ici trois
ans), soit un minimum
de 10 places par département
bénéficiant d’un
accompagnement éducatif
renforcé.
Relancer
l’internat scolaire
de droit commun pour y
réserver des places
aux élèves des zones
urbaines sensibles.
La
méthode
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L'internat de l'excellence
Marie-Estelle
Pech, envoyée spéciale
à Sourdun
(Seine-et-Marne)
31/08/2009 | Mise à
jour : 08:12
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Hier,
les premiers élèves
de l'internat
d'excellence de
Sourdun en
Seine-et-Marne découvraient
les locaux. Crédits
photo : INTERNAT D'EXCELLENCE
à SOURDUN.
L'établissement,
installé dans une
ancienne caserne
militaire à Sourdun
(Seine-et-Marne),
accueille des élèves méritants
issus de milieux défavorisés.
«Je n'ai jamais vu
une chambre aussi
grande», s'exclame
Mohammed, tout en
embrassant sa mère
sur les deux joues.
Parents et enfants ne
cachent pas leur
satisfaction alors
qu'ils découvrent les
locaux spacieux de
l'internat
d'excellence de
Sourdun
(Seine-et-Marne) à la
veille d'une rentrée
scolaire un peu avancée.
Ce domaine de 50
hectares vient d'être
évacué à la suite
de la réforme de la
carte militaire. Les
militaires du 2e régiment
de hussards y
dormaient il y a
quelques mois. Là, le
romancier Roger Nimier
a trouvé
l'inspiration et le
comédien Jacques
Dufilho, comme tant
d'autres appelés, a séjourné
dans cette caserne
pendant sa
conscription. «Une
page se tourne, mais
nous espérons qu'une
nouvelle vague de
hussards va prendre le
relais», commente un
lieutenant-colonel, très
ému.
Tel est le souhait
de la quarantaine
d'adultes dont seize
enseignants, tous
volontaires, qui ont
accueilli les 128
premiers élèves
dimanche. «C'est le rêve
d'un âge d'or réalisé»,
affirme Diane
Delamarre, professeur
de français. Car le
recrutement et le
fonctionnement de cet
établissement sont
uniques en leur genre.
L'idée avait été
lancée par Nicolas
Sarkozy pendant sa
campagne présidentielle.
Repérés par les
chefs d'établissements,
les enfants ont été
recrutés parmi des élèves
méritants issus de
milieux défavorisés.
Tous sont boursiers et
viennent de l'académie
de Créteil. Certains
ne voient jamais leurs
parents qui partent très
tôt travailler et
rentrent tard le soir.
Quelques enfants sont
orphelins, d'autres
vivent dans des
appartements trop
exigus, comme cette
adolescente dont la
famille loge à sept
dans un petit deux-pièces.
Cette «utopie éducative»,
comme la définit
Jean-Michel Blanquer,
le recteur de Créteil,
a pu voir le jour grâce
au plan
espoir banlieues.
Jusqu'ici, les
internats existants se
contentaient d'offrir
des places à quelques
élèves méritants.
À Sourdun, toutes les
places leur sont réservées.
L'internat a pour
l'instant reçu une
première tranche
d'argent public de 1,5 million
d'euros. Une enveloppe
qui augmentera lorsque
l'établissement aura
atteint sa pleine
capacité, environ 500
élèves de la sixième
jusqu'aux classes préparatoires
aux grandes écoles.
«Avec ces moyens,
sans commune mesure
avec un collège
lambda, on peut réaliser
énormément de
projets», explique
une enseignante.
Chaque classe a déjà
son programme. L'une
ira à Pondichéry, en
Inde, une autre près
de Londres. Une classe
de quatrième
travaillera étroitement
avec l'Opéra de
Paris. Toutes bénéficieront
d'une heure d'éducation
aux médias et d'une
heure d'orientation et
de découverte
professionnelle.
Transdisciplinarité
et travaux de groupe
sont au programme tout
comme des heures d'études
chaque soir. Le fait
de devoir travailler
toute la journée du
mercredi en raison
d'un programme chargé
fait grincer quelques
dents mais, entre eux,
les enfants parlent
surtout du terrain de
football, du club d'équitation,
du jardin potager, du
ciné-club, et de
l'atelier de cuisine
du monde…
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